Contacts concernant la fusion

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Historique
(article paru
dans "Le Courrier" du 12.2.2009)
Du 7
septembre 2006 au printemps 2009
Etat des
lieux
Dans la région d'Oron, l'idée d'une
fusion est dans l'air depuis 2003. Cette année-là, une motion est
déposée au conseil de la commune d'Oron mais le projet fait long
feu. Trop d'investissements, trop de dettes, trop d'impôts: le mariage
avec la commune d'Oron fait peur et on en reste là.
Depuis tout a changé. La situation est
assainie dans la commune leader. Les collaborations entre communes
voisines se multiplient
et
les petites communes rurales commencent à peiner pour réunir les
compétences politiques et techniques nécessaires à la bonne marche de la
collectivité.
2006:
premiers pas
En septembre 2006, Les Tavernes se
lancent et son syndic Daniel Sonnay adresse une lettre à ses collègues
des communes de Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron,
Ecoteaux, Essertes, Les Tavernes, les Thioleyres, Maracon,
Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Vuibroye.
La municipalité des Tavernes propose la
fusion des douze communes. Justification: ces communes forment une
entité cohérente, qui regroupe 5000 habitants, créant ainsi un nouveau
pôle d'influence dans le district Lavaux-Oron. Une commune forte ouvre
des possibilités de développements socio-économiques et permet de
conserver des compétences techniques sur place. Enfin, le regroupement
pallierait au manque de candidats dans les autorités communales
actuelles.
Ces propositions ne tombent pas dans
l'oreille d'un sourd. Les syndics des douze communes se connaissent bien
et se voient régulièrement. D'autre part de nombreuses collaborations
réunissent depuis plusieurs années certaines des communes concernées:
établissement scolaire, groupement forestier, épuration, services
industriels, déchetterie, pompiers, PC, contrôle des habitants,
infrastructures sportives. Le terreau est donc propice à une fusion.
2007:
écho très positif
Dans
ces processus de fusion, on ne fait rien
sans la population. Un
sondage est réalisée auprès des habitants des douze communes. L'écho est
favorable. 36% des habitants répondent et 75% acceptent l'étude d'une
fusion (923 oui; 310 non). Seule Essertes dit non et se retire du
processus.
Les onze vont de l'avant et présentent
en septembre 2007 un préavis d'intention à leur conseil respectif. Les
conseils sont appelés à donner un mandat aux municipalités pour engager
les travaux en vue d'une fusion et accorder un budget pour couvrir les
frais d'étude estimés à 200'000 fr et les indemnités des membres des
commissions (144'000 fr/an). Tous les conseils acceptent "d'encourager
et de soutenir les municipalités dans cette démarche".
2008.
Etude lancée
En 2008, le dossier progresse. En
avril, un bureau d'étude est choisi. Il s'agit de Compas Management
Services, de Neuchâtel, qui a de l'expérience en la matière: fusion des
communes de
Bulle
et de
La Tour-de-Trême,
de
Marin-Epagnier et Thielle-Wavre
(NE); étude en cours pour neuf communes de Terre Sainte sur la
Côte.
Un premier rapport d'expert est publié
en septembre 2008. Il prend en compte les espoirs et les craintes de
la population. En gros, les gens espèrent que la fusion
favorisera le développement régional et que l'on pourra faire mieux avec
une diminution des coûts de fonctionnement. A l'inverse, ils craignent
la perte d'autonomie communale, l'affaiblissement des services de
proximités et une augmentation du taux d'imposition.
Il s'agit pour les experts et les
autorités de construire sur la base de ces remarques un projet équilibré
et respectueux des sensibilités de la population.
2009.
Etape essentielle
Après l'étude préliminaire de 2008, le
bureau Compas analyse actuellement les conséquences d'une fusion dans un
certain nombre de domaines stratégiques: technique (services
industriels, bâtiments..); administratif (contrôle des habitants,
sécurité, ..); éducation, santé (petite enfance, sport,
médico-social..); finances; politique; développement territorial.
Six groupes de travail, les plus
représentatifs possibles, sont constitués pour jeter les bases de
l'étude, que le bureau Compas pilote et dont il fera la synthèse ce
printemps.
C'est sur cette base que les communes
concernées décideront de faire ou non un pas de plus vers la fusion. D'où l'importance de ce
document qui sera présenté en détail à la population lors de sa
parution.
Cl.Q.
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