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La commune à naître a enfin un visage
(Article paru dans "Le Courrier" du 14.5.2010)
Le 22 janvier 2009,
le Courrier publiait le
premier article d'une longue série sur la fusion des onze dans la région
d'Oron. Le 8 mai 2010, un pas important a été franchi. Après
quinze mois de travail intensif des syndics
et des instances communales, coachés avec compétence par le bureau
Compas, la commune à naître a un nom "Oron", un lion pour blason et un
visage dessiné par les groupes de travail. Dans la séance de validation
des options choisies, qui s'est tenue samedi 8 mai à Oron-la-Ville en
présence d'environ 80 délégués des onze communes,
tout a été accepté à l'unanimité des
communes, sauf Maracon, après discussions intéressantes et amendements
dynamiques. Maracon décidément allergique à la fusion
arrêtera sa décision le 19 mai prochain.

Bonne séance vraiment.
Bien préparée, bien menée, riche en
échanges et en projets. C'est la première fois que l'on réalisait ce que
sera la future commue. Jusque là, le nez dans le guidon, on parlait
grandes salles, administration, fiscalité, déneigement, transports,
déchetteries, contrôle des habitants et j'en passe sans avoir une vue
d'ensemble. On se décourageait, on avançait dans le brouillard, on
pestait contre le manque d'informations, on regrettait le manque de
participation.
Depuis le 8 mai, on sait où
l'on va.
L'Assemblée des délégués a accepté comme un
seul homme les propositions des groupes technique, administratif,
éducation, finance, conduite politique. Les délégués ne furent pas
moutons, mais citoyens conscients de vivre un moment important du
processus de fusion et de l'avenir de
la région. Ils n'ont pas ratiociné sur tel ou tel point
de détails et Dieu sait s'il y avait possibilité de le faire! Ils ont
pensé à ce que pourrait être la commune de demain. Ils ont confirmé que
le personnel en fonction sera transféré dans la nouvelle commune aux
conditions en vigueur au moment de la fusion. Dans ce
premier grand débat, c'est le dynamisme qui l'emportait sur la
frilosité.
Après le 8 mai, on ne peut pas encore dire ouf. La
prochaine échéance, c'est le 28 juin avec le vote des conseils.
Jusque-là la Convention de fusion doit être faite et accompagnée du
rapport sur la nouvelle commune. Si tous les conseils acceptent la
Convention, on préparera alors les votations populaires du 28 novembre.
Claude Quartier
Administration
et finances (Article paru dans "Le Courrier" du
12.5.2010)
Forte
évolution
Sept municipaux à 30%
d'activité, appuyés par une administration professionnelle et un bureau
technique, c'est plus efficace que 55 municipaux qui doivent
jouer les "bonnes à tout faire". Le nombre
de séances va diminuer et la réorganisation de l'administration va
permettre une amélioration des prestations et un gain de productivité
chiffré à quelque 125'000 fr. On perdra un peu de proximité pour le
contrôle des habitants par exemple, qui sera centralisé à Oron-la-Ville,
mais on gagnera sur l'accueil avec un bureau ouvert tous les jours et
une fois jusqu'à 20h00. Gain aussi intéressant sur les possibilités de
formation. Actuellement, il est difficile d'avoir des apprentis. Dans la
nouvelle commune, plusieurs places d'apprentissage seront offertes.
Gros impact sur les finances.
Pour le personnel et l'informatique, élaborer un
budget et boucler une comptabilité plutôt que onze, c'est plus
rationnel. Pour les finances, le point d'impôt fixé à 73 implique une
diminution de revenu de quelque 640'000 fr., qu'il faut économiser ou
compenser par de nouvelles recettes. Par chance, le système de
péréquation financière évolue et il devrait être favorable aux communes
fusionnées. Ainsi, si la loi passe, on prévoit une diminution de
l'effort péréquatif d'environ 730'000 fr. Ce qui compense la baisse
d'impôts.
Pour les taxes issues des différents règlements
communaux, elles seront uniformisées, donc un plus hautes pour les uns,
un peu plus basses pour les autres. Finalement les prélèvements globaux
devraient rester très proches de ce qu'ils sont.
Autre changement d'importance, le système électoral.
Pour la première législature, des cercles électoraux seront formés pour
chaque ancienne commune. Pour un Conseil de 70 membres,
Bussigny-sur-Oron a droit à un conseiller, Vuibroye, les Tavernes et
Chesalles-sur-Oron à deux chacun, les Thioleyres (3); Oron-le-Châtel
(4), Ecoteaux (5), Maracon (6), Châtillens (7), Palézieux (18),
Oron-la-Ville (20).
Pour la Municipalité, comme il n'est légalement pas
possible d'avoir plus de neuf municipaux, il est exclu de faire une
circonscription par village. Ceci étant, l'Assemblée des délégués a
retenu sans discussion le principe d'une seule circonscription pour
élire l'exécutif de la nouvelle commune.
Cl.Q.
Ecole,
sécurité, médico-social
(Article paru dans "Le Courrier" du
12.5.2010)
Peu de
changements
Les communes de la région n'ont pas attenu la fusion
pour collaborer. Elles sont déjà partenaires de multiples Associations
ou regroupements qui assurent des services de qualité. A noter toutefois
que la gestion sera plus rapide et plus simple avec une seule commune
plutôt qu'avec onze mais fondamentalement les prestations resteront ce
qu'elles sont.
Pour les écoles, la fusion
n'a aucun impact quantitatif ou financier à court terme, le canton ayant
une influence prépondérante dans ce domaine. Ainsi le problème très
sensible du maintien des petites classes dans les villages dépend plus
du canton que de la commune.
La
fusion permettra toutefois une adaptation plus souple à l'évolution
démographique qui se dessine. La localisation de crèches et d'unités
d'accueil pourra être mieux pensée par exemple.
Pour les pompiers et la protection civile,
l'évolution se fera plus en fonction des dispositions cantonales, qu'en
fonction de la
fusion. La
sécurité ne sera pas modifiée. La commune confiera comme actuellement sa
sécurité à la gendarmerie cantonale, les auxiliaires de polices et les
patrouilleurs scolaires seront maintenus.
Pour le médico-social, même stabilité. La
quasi-totalité des prestations est fournie par des Associations
auxquelles participent les onze communes. Seul problème, la nouvelle
commune n'aura plus qu'un représentant contre onze actuellement pour la région. Pour éviter
cette perte d'influence, compensée en partie par un gain de crédibilité,
les statuts des Associations devraient être modifiés.
Culture, sport et jeunesse
Dans le domaine culturel, sport et jeunesse,
l'Assemblée des délégués a fait preuve de dynamisme. Elle a demandé au
Comité directeur d'être plus ambitieux dans ce domaine. D'envisager à
terme de faire évoluer la bibliothèque scolaire vers une bibliothèque
ouverte au public, de développer une politique socio-éducative en faveur
de la jeunesse (promotion des sociétés locales, création de structures
ad'hoc), de conserver la politique actuelle régionale et communale en
matière d'aides et de dons aux sociétés locales tout en l'augmentant
dans un premier temps de 10'000 fr. Ces amendements admis, les lignes
directrices ont été acceptées à l'unanimité des délégués et des
communes.
Avant-projet accepté (Article paru dans "Le Courrier" du
12.5.2010)
Convention de fusion
La Convention de fusion est l'acte de naissance de la
nouvelle commune. Ce n'est pas un programme de législature, c'est un
document formel qui précise les termes du contrat de mariage entre les
communes partenaires, soit:
-
Le nom et les armoiries de la nouvelle commune.
-
La reprise des actifs et des passifs ainsi que de tous
les droits, obligations et conventions aura lieu le
1er
janvier 2012.
-
Les cimetières des anciennes communes sont maintenus.
-
Pour les premières élections du conseil communal
(2011-2016), chaque ancienne
commune forme un arrondissement électoral. Les sièges
sont répartis proportionnellement à la population. Chaque
arrondissement à droit à au moins un siège.
-
Pour l'élection de la municipalité et du syndic, la
nouvelle commune forme un seul arrondissement électoral.
-
Le siège administratif est à Palézieux. Un bureau
communal ou guichet est maintenu à Oron-la-Ville et dans
les autres communes si besoin est.
-
Le bureau électoral est à Oron-la-Ville. Les autres
localités conservent une boîte aux lettres pour les
votes anticipés.
-
Le taux d'imposition pour 2012 est fixé à 73 points sous
réserve d'une modification des charges péréquatives.
-
La nouvelle municipalité s'engage à étudier en priorité
la réalisation d'objets déjà envisagés dans les
anciennes communes.
-
Les règlements communaux seront unifiés le 31 décembre
2013 au plus tard, sauf les règlements en matière
d'aménagement du territoire et de police des
constructions.
-
Le personnel en fonction au jour de la fusion, est
transféré à la nouvelle commune, aux conditions en
vigueur au moment de la fusion.
-
En cas de fusion à onze, le canton de Vaud versera un
montant de 2'850'000 fr à la nouvelle commune au titre
d'incitation financière.
Cet avant-projet sera finalisé une fois la décision
de Maracon connue (Conseil le 19 mai). La Convention définitive fera
l'objet d'un préavis commun présenté simultanément aux conseils des
communes concernées le lundi 28 juin. Pour aller jusqu'au vote populaire
du 28 novembre, elle doit être acceptée sans amendement par tous les
conseils.
Cl.Q.
Fusion: le train est
parti et prend de la vitesse.
(article paru dans "Le Courrier" du
1.4.2010)
Deux dates buttoirs: le samedi 8 mai et le lundi 28 juin
Cette fois c'est lancé. Le train de la fusion est sur
les rails et prend de la vitesse. Les derniers
groupes de réflexion se sont réunis aux Thioleyres le 23 avril. Composés
de représentants de chaque commune, ils ont fait des propositions
concrètes concernant la représentation politique, les finances, la
gestion du patrimoine immobilier. En début de séance, un projet
d'armoiries a été présenté à tous et le Comité de pilotage a analysé les
premières réactions suscitées par le choix du nom d'Oron pour la
nouvelle commune. Cette séance riche en problèmes délicats à résoudre
concluait une série de quatre séances similaires où le nouveau visage de
la commune a été esquissé à grands traits.
Samedi 8 mai: validation
Toutes ces propositions vont
être mises au propre et chiffrées financièrement par le bureau Compas
Management. Elles seront présentées pour validation aux commissions de
fusion et aux Municipalités réunies samedi 8 mai à
Oron-la-Ville. Chaque mesure proposée par
les groupes de travail sera expliquée au plenum, qui après discussion
les acceptera, les amendera ou les refusera. Au terme de ce samedi
marathon, le projet de Convention de fusion élaboré en collaboration
avec Laurent Curchod du département de l'intérieur sera aussi soumis à
validation.
Suite à cette séance, les ajustements nécessaires
pourront être apportés au projet de fusion. Dès que l'on saura à quoi
ressemblera l'organisation de la nouvelle commune, une large information
à la population pourra être lancée: directement lors d'assemblées
villageoises ou plus globalement à l'intention de toute la population.
Quant à Maracon, le conseil
général prendra la décision définitive de se retirer ou non du processus
de fusion le 19 mai. Avant cela, une séance d'information à la
population
est prévue le 19 avril.
Lundi 28 juin: délibération
Première quinzaine de mai pour décider; deuxième
quinzaine pour informer ainsi que tout le mois de juin. Et on arrive au
lundi 28 juin, l'heure de vérité, avec la délibération simultanée devant
les dix ou onze conseils concernés. Selon la loi sur les fusions, le
vote sur la Convention des Conseils généraux et communaux doit avoir
lieu le même soir, à la même heure et sur le même texte. Aucun
amendement n'est possible. Si un Conseil refuse, l'exercice s'arrête là
et la convention de fusion est à revoir.
En bref mars fut un mois d'intense activité pour le
Copil et les très nombreux participants aux groupes de réflexion. En
avril, pose de feu pour laisser le temps à Compas management d'élaborer
son rapport. En mai, mise au point finale de la Convention et du rapport
de fusion. Dès le mois de juin, information ciblée et générale de la
population.
Le débat est lancé
Les choses devenant plus concrètes, le débat est
lancé. Intéressantes discussions sur le nom choisi: "Oron" ou pas.
Pratiquement le nom retenu n'a aucune influence sur la vie du citoyen,
ainsi que la couleur ou le dessin des armoiries. Bien plus importants
sont par exemple la répartition des tâches et des services au sein de la
nouvelle commune, sa gestion financière, le maintien de la vie des
villages, leur représentation politique, la réalisation de leur plan
d'investissements. Mais le citoyen qui peut légitimement se sentir
dépasser par les multiples aspects d'un processus de fusion choisit
d'exprimer ses doutes ou son malaise sur la partie la plus sentimentale
des choses: le nom et les armoiries.
Il faut naturellement respecter cette attitude tout
en cherchant à la dépasser pour expliquer à tous les enjeux réels d'une
fusion. C'est à quoi vont s'attacher tous les acteurs de la fusion ces
prochaines semaines.
Claude Quartier
Un mois de mars 2010
très actif sur le front de la fusion
Les commissions de fusion entrent en scène
(article paru dans "Le Courrier" du
4.3.2010)
Une cinquantaine de personnes étaient présentes à la
grande salle d'Ecoteaux, mercredi 24 février, pour faire le point sur
la fusion. C'était
les membres des commissions de fusion de chaque commune convoqués par le
Comité de pilotage. Était aussi invité, Laurent Curchod, le répondant
fusion du canton de Vaud.
Mois de mars. On enclenche le
turbo! Le fastidieux travail de collecte de données touche à sa fin et
maintenant place à la
politique. Pour définir les options techniques,
administratives, financières, politique et sociale de la nouvelle
commune, tous les mardis de mars sont bloqués de 18h00 à 22h00. C'est
qu'il y a des décisions à prendre qui ne sont pas piquées des vers: le
taux d'imposition? On parle de 73. La création de circonscriptions pour
une ou deux législatures, pour 7 ou 9 municipaux? Tout est ouvert.
Décisions aussi à prendre pour les règlements et les taxes d'épuration,
eau et déchets. Le nom et les armoiries comme cerise sur le gâteau.
Ainsi la fusion entre dans une phase opérationnelle qui doit permettre
de dessiner
à grands traits le visage de la nouvelle
commune. Y sont étroitement associés les membres des commissions de
fusion.
Mois d'avril. Retour au calme pour les gens de la
région d'Oron, mais travail de mise en forme et de synthèse pour le
bureau Compas. Pour arriver au grand jour du samedi 8 mai où de 9h00 à
16h00, il est prévu de faire la synthèse et le choix définitif des
options fondamentales. Elles apparaîtront directement dans la Convention
de fusion ou en arrière plan comme structures de base pour la commune à
naître.
Cette synthèse réalisée, la population de chaque
commune partenaire sera convoquée et informée un soir de mai par son
syndic sur les conséquences prévisibles de la fusion pour le village.
Claude Quartier
16 septembre: coup d'envoi de la phase
opérationnelle
Le
calendrier de fusion est fixé
Ça se précise. La
phase op��rationnelle de la fusion prévue entre les onze communes de la
région d'Oron a débuté le 16 septembre à l'Aula du collège
d'Oron-la-Ville. Une centaine de personnes ont pris connaissance des
objectifs de la fusion et du calendrier élaboré par le Comité de
pilotage composé des onze syndics et Compas Management Services. Tous
les employés de commune ont été convoqués ainsi que les commissions des
Conseils et les Municipalités. Objectifs: expliquer, rassurer,
planifier, débattre.
Expliquer
En juillet 2010, la
Convention de fusion doit être sous toit avec en annexe: une description
de la stratégie de développement de la nouvelle commune; un état
financier (budget, taux d'imposition, taxes, plan d'investissement,
synergie et économies possibles); une politique pour assurer la vie des
sociétés locales et plus largement l'identité locale.
Et ce n'est pas tout. Avant de se rendre
aux urnes le 28 novembre 2010, les citoyens doivent aussi connaître les
prestations qui leur seront offertes et comment ils seront représentés
au sein des nouvelles autorités: conseil et municipalité.
Voilà
le travail à réaliser ces dix prochains mois.
Rassurer
Une telle
révolution institutionnelle génère des craintes: d'abord parmi les
employés communaux ensuite dans
la population. Une Charte
de projet a été élaborée pour rassurer les gens. Pour le personnel, elle
garantit l'option "zéro licenciement", tout en admettant la flexibilité. En clair on ne
supprimera pas des postes de travail, mais on se réserve le droit de les
faire évoluer ou de ne pas les repourvoir en cas de départ naturel.
Pour les élus et la population, la Charte
promet une démarche participative, une approche pragmatique adaptée aux
réalités locales et une analyse honnêtes et sans préjugé des problèmes
rencontrés. Le travail se fait en commissions mais l'information est
largement diffusée à la population.
Planifier
Pour ficeler un tel
dossier, il faut une planification stricte. Elle est rendue compliquée
par le grand nombre de communes et de participants. L'exercice démarre
le vendredi 9 octobre et se poursuivra
tous
les vendredis jusqu'à fin janvier. Avec en plus un certain nombre de
séances
prévues le jeudi soir. Par exemple le 9
octobre on traitera le matin de l'aménagement et de l'urbanisme et
l'après-midi de
la sécurité.
Le
5 novembre le groupe "analyse finance" se réunira et le 6 novembre on
parlera immeubles et domaines, intendances de bâtiments, ressources
humaines et informatique.
Participeront à ces séances, les employés
communaux selon leur compétence, les conseillers, les municipaux.
Parallèlement à ce travail d'analyse, il faut penser dès novembre 2009 à
trouver le nom et les armoiries de la nouvelle commune selon une
procédure encore à définir: concours, participation de la population,
avis d'experts? Rien n'est encore décidé.
Débattre
Dans cette
planification très organisée, il faut aussi laisser la place au débat,
au sein des commissions ou avec
la population. Une
première passe d'armes a eu lieu avec les
représentants de la commune de Macaron. On
sait que le conseil général de cette commune est intéressé par la
formule "Fraction de communes " (Voir le Courrier du 10 septembre). Pour
Philippe Bieler, conseiller à Maracon,
"La
fraction
de communes favorise la participation démocratique de la population pour
quelques prestations d'intérêt local comme la gestion du patrimoine par
exemple. La Valais a fusionné ses communes mais se garde bien de
fusionner ses bourgeoisies. Preuve qu'une commune fusionnée peut
cohabiter avec
des structures plus locales."
L'intervenant
demande que cette variante soit aussi étudiée comme le souhaite le
Conseil général de Macaron. Scepticisme du côté des dix autres communes
qui sont résolument engagées dans un projet de fusion.
Ce sera finalement au sein des deux
groupes de travail "Politique" et "Développement territorial" que la
question sera tranchée. Si c'est "non" aux fractions de communes,
Maracon devra accepter le verdict ou se retirer pour éviter de faire
capoter le projet de fusion en votation, ce qui ne serait pas fairplay.
Claude Quartier
Calendrier de travail
Fin juin, les onze conseils se sont prononcés pour
aller de l'avant et entrer dans la phase opérationnelle. Selon Gilles
Léchot, responsable de l'étude et directeur de Compas Management
Services, la suite des opérations pourrait être la suivante.
La construction de la nouvelle
commune se fait en plusieurs étapes.
1. Administration. Il faut
commencer par une description fine de tout ce qui se fait dans les
administrations. Avec le concours des différents collaborateurs
communaux, les processus et les activités sont décrits ainsi que les
ressources à disposition.
2. Construction des options.
Sur la base de la description de chaque prestation, on cherche à voir
comment s'organiser dans la nouvelle commune pour fournir la prestation
correspondante. La localisation, le contenu et les prestataires sont à
définir. Les aspects financiers sont aussi à étudier. Comme il s'agit de
décisions politiques, ce sont les Municipalités et les commissions
ad'hoc qui sont les organes de référence.
3.
Options à définir selon la loi. La
loi impose de définir dans la convention le nom et les armoiries de la
commune, le mode d'élection du Conseil et de la municipalité, les
nouveaux règlements et tarifs, la date à laquelle la fusion entre en
vigueur.
Le comité directeur composé des onze
syndics doit se réunir à la rentrée pour discuter du cahier des charges
de la phase opérationnelle et du calendrier à établir. Quoiqu'il en
soit, il y a une bonne année de travail en perspective pour arriver à
une convention qui soit acceptable et acceptée par les onze conseils
communaux et généraux avant les votations populaires.
Cl.Q.
Dix mois pour préparer
la Convention de fusion
Entrée au cœur des débats
27 août: les onze
syndics des communes "fusionables" de la région d'Oron se réunissent
avec Laurent Curchod, préposé aux fusions de l'Etat de Vaud et
Compas Management Services qui pilote les opérations. Objectif:
fixer le calendrier
qui
doit aboutir à la votation populaire et en cas d'acceptation unanime à
la création de la nouvelle commune. Surprise: les délais imposés par
l'Etat sont très longs. Laurent Curchod précise. "Il faut que la
Convention soit prête une année et demi avant la naissance de la
nouvelle commue."
Dix-huit mois!
Pourquoi si long ?
"La
Convention de fusion doit faire l'objet d'un préavis soumis aux conseils
des communes. Compter deux mois avec le délai référendaire. Compter
encore deux mois pour organiser le scrutin et la campagne. Puis la Convention
un fois votée doit être acceptée par le Conseil d'Etat et le Grand
Conseil. Enfin, il faut procéder
aux élections des autorités de la nouvelle
commune. D'où les dates buttoirs imposées par le Conseil d'Etat pour les
scrutins populaires: 13 juin 2010 pour une entrée en vigueur le 1e
juillet 2011; 28 novembre 2010 pour une entrée en vigueur le 1e
janvier 2012."
13 juin 2010:
impossible! Il faudrait que la Convention soit sous toit fin janvier. A
aller trop vite, on risque de tout gâcher. 28 novembre 2010, c'est plus
réaliste. La Convention doit être terminée fin juin. Les syndics et les
experts pensent que c'est possible. Que c'est souhaitable même car à
trop traîner on s'essouffle et on se démotive. Les autorités ont donc
dix mois pour élaborer un projet qui tienne la route et fasse
l'unanimité.
Au cœur des débats
L'approche est faite, les communes sont
fusionnables. L'étude opérationnelle peut être lancée. On entre au cœur
des débats. Toutes les questions sensibles vont être mises sur la table. Pour l'émotionnel: le nom
et les armoiries de la nouvelle commune. Pour les services: les
prestations à fournir, le regroupement des services, la mise à niveau
des traitements, le rythme des ces adaptations. Pour les finances: les
économies d'échelle, le budget, les taxes, le taux d'imposition. Pour
l'avenir: la stratégie de développement de la nouvelle commune. Pour la
communication: les groupes à contacter. Pour les élections: le mode de
représentation à prévoir.
Pour dessiner le futur, six groupes
seront constitués: technique, administratif, élection, finances,
politique et développement territorial. Chaque groupe sera composé de
sept élus locaux. Le personnel administratif sera largement consulté.
Compas Management dirige la
manœuvre et Laurent Curchod est à disposition pour apporter l'aide de
l'Etat si nécessaire.
Le travail démarre
tout de suite
car le compte à rebours a commencé. Il
débute par une enquête fine concernant les services offerts par les
communes et la constitution des groupes politiques. Sur cette base, le
travail de conception de la nouvelle commune commencera cet automne. Les
Conseils et
la population seront tenus au courant.
Claude Quartier
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