| Fusion des communes de la région d'Oron | ||||||||||
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Actualités La Municipalité d'Ecoteaux présente les enjeux
de la fusion à la population A chaque séance son ambiance. A
la quarantaine de participants venus à la grande salle mardi 9 juin pour
une séance d'information, la Municipalité présente la fusion comme une
étape nécessaire pour assurer le devenir de la région et la qualité des
services dûs à "C'est un peu comme un mariage où chacun fait un pas
vers l'autre. Chacun y perd, chacun y gagne. Mais les deux partenaires
créent finalement une unité plus forte, mieux apte à affronter ensemble
les efforts de la vie."
La fusion au bout du chemin La fusion ne tombe pas du ciel.
Trente-huit Associations de communes, anciennes ou nouvelles,
répondent au besoin de se mettre ensemble
pour avancer. Elles mobilisent les municipalités dans d'innombrables
séances tout en rognant d'autant l'autonomie communale, car les Conseils
ont peu à dire sur la gestion des Associations. "On est arrivé au bout
de la voie associative. Il faut maintenant penser fusion pour
rationaliser l'administration et le travail des municipalités."
Cette nécessité de faire un pas
en avant est bien illustrée par ce chiffre sans appel : dans le canton,
il y a eu depuis le début de la législature 425 élections
complémentaires ! Plus d'une par commune en moyenne. "Et l'on remarque
que c'est dans les petites communes que les problèmes sont les plus
aigus, souligne Laurent Curchod, responsable des fusion à l'Etat de
Vaud.
Manque de moyens financiers, manque de soutien et
charge de travail toujours plus élevée: les gens se lassent." A l'inverse, il y a très peu
d'élections complémentaires dans les plus grandes communes où les
municipaux sont normalement payés et disposent d'une administration
professionnelle pour les épauler et élaborer des projets stimulants. 18ème
commune par la surface et 32ème
par la population, la nouvelle commune d'Oron n'aura pas de difficulté à
recruter une municipalité de sept personnes compétentes et passionnées
par le défi de mettre en place une nouvelle structure.
A quelqu'un qui s'inquiète de la main mise des partis
sur les autorités, la Municipalité répond que ce n'est pas souhaité car
la politique communale et régionale n'a que faire des luttes partisanes.
Taux d'imposition Le taux d'imposition à Ecoteaux est de 80. La Convention de fusion prévoit 73 pour "Oron": Belle promesse, qui rend les fous joyeux ? "Non, répond Bonne information pour une Assemblée plus curieuse et attentive que revendicatrice et polémiste. Cl.Q.
Information sans passion à Oron-le-Châtel Opposition muette, silencieuse ou inexistante ? La syndique Danielle Richard d'Oron-le-Châtel s'interroge. "Nous sommes à l'écoute des habitants. Nous organisons une séance d'information pour donner la parole à chacun. Nous sommes pour la fusion mais respectueux des opinions de tous. Mais rien, l'opposition ne se manifeste pas." Silence. Est-ce de l'indifférence ? Une acceptation tacite de ce qui semble bon pour la région ? Ou un calme trompeur avant le jour J, le 28 juin, grand soir de débat dans les dix Conseils concernés ? Un brin d'incertitude plane à Oron-le-Châtel ce qui n'altère pas la sérénité de la syndique. Mardi 8 juin, devant une salle d'une trentaine de personnes, elle a exposé très simplement les tenants et aboutissants de la fusion en cours. Elle a montré tout l'intérêt à créer une unité administrative forte, comptant plus de 4500 habitants et gérant un territoire de 2460 ha. Elle a rappelé les avantages d'une fusion: assiette fiscale plus solide moins sujette à fluctuation, administration communale plus performante, rayonnement accru, possibilités de concevoir des projets plus ambitieux. Elle n'a pas omis de dire ce qui fait peur aux gens: perte de proximité, perte d'autonomie communale, centralisation et remplacement de 48 municipaux de milice, dévoués et compétents, par des fonctionnaires plus lointains. Puis la discussion a apporté son lot de questions toujours intéressantes car reflétant les préoccupations des habitants. Questions Armoiries. Pourquoi avoir abandonné les armoiries d'Oron-le-Châtel qui sont parmi les plus anciennes du canton ? Affaire de compromis. Oron-le-Châtel se reconnaît bien dans le nom "Oron" de la nouvelle commune. Les séances du Conseil communal auront lieu au Château d'Oron. On ne pouvait pas tout avoir. Origines. Il est inacceptable de perdre son origine ! La loi est ainsi faite que l'on est originaire d'une commune mais pas d'un village. Pour ses voisins ou ses connaissances on sera toujours d'Oron-le-Châtel ou d'Ecoteaux. Pour l'administration, on sera de la commune d'"Oron". A cela il n'est rien à faire, mais est-ce vraiment important ? L'endettement de la commune d'Oron-la-Ville fait peur. Les finances de la nouvelle commune sont équilibrées avec un taux de 73, compte tenu de la reprise des actifs et passifs de toutes les communes concernées. D'autre part l'endettement d'Oron–la-Ville vient surtout du collège qui est autofinancé dans le cadre du regroupement scolaire. Quelle est l'organisation prévue de la nouvelle commune ? Tout est à créer. Le personnel sera réengagé aux mêmes conditions qu'actuellement. Les cahiers des charges seront revus en fonction des besoins et des compétences. Si la fusion est acceptée, le Comité de pilotage se mettra au travail dès le début de l'année 2011 pour construire la nouvelle administration avec un bureau conseil. La participation cantonale de 2,7 millions permet de financer ces études de démarrage. Châtillens Le 1er juin la salle
de l’abri PC était comble pour la présentation formelle de la
convention de fusion de communes englobant Châtillens. L’auditoire a
pris connaissance avec intérêt du projet à présent définitif que leur a
présenté le syndic Gérald Wist. Malgré le fait que la commune bénéficiera d'une
fiscalité attractive, le projet ne va pas sans soulever quelques
inquiétudes quant au devenir de l'identité de la commune et à la manière
dont elle sera entendue dans la nouvelle entité. Les habitants sont
cependant bien conscients de l’importance de maintenir la commune dans
une situation saine à longue échéance et du fait que, pour devenir
performant, on ne peut plus vivre chacun pour soi. Le défi sera de
maintenir la vie locale dans le cadre d’une commune recomposée. La
fusion est un mariage, un pas en direction de l'autre, selon le syndic,
qui demande : "si on ne fusionne pas comment se situera notre commune
dans cinq ans ?". La question a été posée de savoir ce qui est prévu au
cas où une des 10 communes
refuserait la fusion. Tout dépendrait de la commune; s'il s'agissait de
Bussigny ou Les Thioleyres par exemple il faudrait réadapter la
convention, comme pour Maracon, et repasser devant les Conseils, mais
toutefois être prêts pour le vote public du 28 novembre. Ce serait plus
délicat s'il s'agissait de Palézieux ou Oron, il faudrait alors revoir
les choses plus profondément et cela repousserait l’exercice d’une
année. Cela ne voudrait en aucun cas dire que la fusion s'arrêterait.
Tout ce qui a été étudié jusqu'à présent ne serait pas à refaire, c'est
un travail acquis; cependant une nouvelle convention démarrerait. Une
discussion houleuse a suivi
quant au choix de la position du siège administratif et du bureau
communal, ce qui de l'avis d'une habitante de Châtillens aurait dû être
discuté au préalable par les différents conseils communaux afin que les
délégués
participent aux groupes de travail avec une
position claire. Le syndic a relevé que l'offre de faire partie
de la commission de fusion avait été faite à tous les
membres du conseil général. Les habitants de Châtillens se sont
préoccupés également de la répartition des tâches et des services au
sein de la nouvelle commune agrandie, alors que le nom et les armoiries
n’ont pour leur part pas suscité de discussion. Le 28 juin sera l'heure de vérité avec la
délibération des dix conseils concernés. A la même occasion aura lieu le
vote sur la convention des Conseils généraux et communaux. DAB
Info fusion aux Tavernes C'est des Tavernes que tout est parti. C'est en effet la Municipalité de cette localité de 129 habitants dispersés dans la nature qui a lancé l'idée de la fusion en 2007. Riche initiative, qui aboutit aujourd'hui à une Convention de fusion réunissant dix communes. Le 25 mai, dans la petite salle du collège des Tavernes, la Convention était présentée à une trentaine de participants, ce qui est plus qu'honorable au vu de la population du village. Pas de nouveautés dans la présentation, sinon que le projet de Convention est maintenant définitif. Il a été mis à jour après le retrait le 19 mai de Maracon du processus de fusion. Il doit être accepté dans les plus brefs délais par les dix Municipalités, qui peuvent encore lui apporter de minimes corrections. Puis accompagné d'un préavis, il sera adressé aux commissions ad' hoc et aux membres des Conseils pour débat et adoption dans la séance commune des Conseils le 28 juin. Aux Tavernes, on a pris
connaissance avec intérêt des conclusions de l'étude menée par le bureau
Compas et du projet de Convention.
L'auditoire était bien conscient qu'une
page de l'histoire locale était en train de se tourner. L'autonomie
communale a été peu à peu vidée de sa substance par les exigences
cantonales, par
la péréquation, par la mobilité et les
besoins accrus des nouveaux habitants de Questions politiques Au chapitre des questions, on s'interroge sur le devenir politique de la nouvelle commune. Va-t-on trouver des gens assez compétents pour assurer la conduite de la grande commune d'"Oron"? L'électorat va-t-il basculer à gauche sous l'influence des pendulaires? Le Conseil communal sera-t-il le jouet d'une politique partisane plutôt qu'attentif à l'intérêt général de la population? Difficile de répondre à ces questions, mais l'observation de ce qui se passe ailleurs permet d'avancer quelques hypothèses. Dans les communes d'environ
5000 habitants avec un bon potentiel de développement comme à "Oron", on
peut payer normalement les Municipaux, donc on en trouve. Ce sont
souvent des personnes ayant de très bonnes compétences qui diminuent
leur activité principale de quelque 20% pour se consacrer à Dans ces communes de moyenne importance, on ne souhaite en général pas introduire les partis au Conseil, car dans la plupart des cas ce qui est discuté n'a pas de contenu réellement politique. On y traite d'intérêts locaux qui ne sont ni de gauche ni de droite. Quant à l'électorat, la fusion ne le fera pas à priori changer de bord. Dans la région d'Oron il est de centre droite et si cette sensibilité veut continuer à se faire majoritairement entendre, à elle de se donner les moyens de ses ambitions. __________________________________________________________________________________
Palézieux: questions
autour de la fusion Une quarantaine de personnes
dans la grande salle de Palézieux pour écouter la présentation très
fouillée du syndic des lieux Christain Bays, c'est peu. Trop peu.
D'autant plus que dans son souci de transparence, le syndic n'a éludé
aucune question qui dérange: la perte d'autonomie communale, la
direction politique, le nom de la commune, la localisation des services
et des autorités, les conséquences administratives de
Elections du conseil communal et arrondissements électoraux.
La Convention de fusion est très précise à
cet égard. Elle dit à son article 8: "Pour les premières élections de la
législature en cours (2011-2016) chaque ancienne commune forme un
arrondissement électoral. Les sièges du Conseil communal et les
suppléants sont répartis proportionnellement à Ce qui veut dire en clair que dès 2017, les arrondissements locaux disparaitront et la nouvelle commune ne formera plus qu'un seul arrondissement pour le Conseil communal comme pour la Municipalité. Pour l'élection de la
Municipalité et de la syndicature, la nouvelle commune forme un seul
arrondissement dès les premières élections (2011-2016)
Direction politique. La Convention précise que l'élection du Conseil
a lieu au système majoritaire pour la législature 2011-2016. Pour les
législatures suivantes, le Conseil communal de la nouvelle commune sera
libre de faire d'autres propositions si bon lui semble.
Nom de Localisation administrative. Selon la Convention, le siège administratif est à Palézieux (autorités et bureau technique). Le contrôle des habitants et le bureau électoral sont à Oron-la-Ville. En cas de besoins avérés, des guichets itinérants seront conservés dans les localités. Des boîtes aux lettres pour votes anticipés sont maintenues dans les localités. Papiers d'identité. L'origine change avec Ces quelques points précisés, la salle a écouté avec
intérêt le syndic de Riex parler très positivement de la fusion de
Bourg-en-Lavaux. La démarche a été différente. On a d'abord dit que l'on
voulait vivre ensemble, puis la fusion effectuée, on s'est penché sur la
construction de la nouvelle commune. Dans la région d'Oron, on précise
d'abord les termes du contrat de mariage avant de convoler en juste
noce. Pour la fusion d'un grand nombre de communes comme à Oron, la
seconde formule est la bonne. __________________________________________________________________________________
Ca baigne à Ecoteaux !
Ils ont eu de la chance les "troisième âge" de Maracon, Ecoteaux et Palézieux. Ils étaient une cinquantaine, mercredi 12 mai dans la grande salle d'Ecoteaux, pour entendre en primeur ce que sera la commune de demain. Ils ont eu de la chance les conférenciers d'avoir un
auditoire si attentif et prêt à poser des questions. Les trois syndics
des communes représentées sont intervenus ainsi que le bureau Compas.
Excellent dialogue entre les conférenciers et L'accueil a été bon. On ne
reparlera pas ici des options retenues pour "Oron, la commune au lion
d'or accompagné de billettes." On dira que la salle semblait
impressionnée par le sérieux du travail effectué et la franchise des
explications sur les sujets délicats: autonomie communale, système
d'élection, nom, armoiries par exemple. Les questions fusent Pourquoi n'avoir pas retenu les armoiries d'Oron-le-Château qui sont les plus vieilles du canton? Question d'équilibre entre les communes. Pour Oron-la-Ville, le nom d'Oron; pour Palézieux, le lion de son antique seigneurie; pour les autres communes, les billettes. Si les services quittent le village, prévoit-on une meilleure offre
de transport? Le groupe Aménagement et urbanisme a beaucoup
insisté sur cet aspect des choses et l'Assemblée des délégués du 8 mai
en a remis une couche. Les transports publics doivent être pensés en
fonction du développement de la nouvelle commune, avec deux priorités:
l'accès à la gare de Palézieux et l'accessibilité au centre
d'Oron-la-Ville.
Qu'en sera-t-il des élections communales? Si les
conseils et le peuple des communes partenaires acceptent la Convention
de fusion, les autorités communales actuelles resteront en place
jusqu'au 31 décembre 2011 (sous réserve que la loi cantonale soit
acceptée par le peuple). Des élections seront organisées en automne
2011.
En se retirant du processus de fusion, Maracon hypothèque-t-il son
avenir? "Pour l'heure, répond le syndic Jean-Claude Serex,
la commune offre des services satisfaisants pour un coût acceptable. Le
renouvellement des autorités ne pose pas de problèmes particuliers. Si
la situation devait changer dans les années à venir, Maracon pourrait se
rapprocher de la grande commune voisine."
Après ce tour de table sans agressivité, il apparaît que le projet ne suscite pas d'opposition frontale chez les anciens. Au contraire. Et à la question que je pose à ma voisine, habitante de Palézieux: "Ce nom d'Oron, cela vous choque?" "Oh vous savez à mon âge!" répond-elle avec un fin sourire. La sagesse distingue parfaitement l'accessoire de l'essentiel. __________________________________________________________________________________
Bye-bye Maracon Mercredi 19 mai: séance du Conseil général de Maracon dans la grande salle. Ouverture à 20h15. La séance commence par l'assermentation de 18 nouveaux conseillers. Le sujet intéresse. Il s'agit de décider une fois pour toute si Maracon se retire ou non du processus de fusion. La position de la Municipalité ne change pas. C'est non à la fusion car techniquement et politiquement elle ne se justifie pas. Les avantages ne compensent pas les inconvénients et la perte d'autonomie communale est trop importante. Les pro fusion disent l'intérêt de s'intégrer à une politique régionale dynamique, la force qui résulte de l'union, la chance de pouvoir participer activement à la création d'une nouvelle commune. Les anti fusion évoquent l'autonomie communale, le privilège d'être maître chez soi, la vanité des grandes constructions pour le citoyen de base. Tout le monde campe sur ses positions. Le vote à bulletins secrets est demandé. Le verdict tombe à 22h10. 34 voix pour se retirer, 23 voix pour continuer, 2 bulletins blancs. Applaudissements dans l'assemblée. A 60% des voix, le conseil général de Maracon a pris la décision de se retirer du processus de fusion. Bonne chance
à tous Bye-bye Maracon! On secoue le mouchoir pour dire adieu à ceux qui partent avec un œil qui pleure et l'autre qui rit. Un œil qui pleure pour la déception de perdre dans l'aventure une riche pièce du puzzle local. Autorités compétentes et concernées, dynamisme social, participation active à la vie locale, solide conviction en la démocratie directe: autant de qualités qui auraient pu être valorisées dans la commune à naître. Ils ont eu peur que leur art de vivre se délite dans un grand ensemble. Cette crainte et ce retrait sont un appauvrissement pour tous. Un œil qui rit pour saluer la fin de ces
tergiversations. Cela fait une année que l'on traîne cette sourde
résistance, ce Maracon sur les pattes arrières, ces autorités
participant à contre cœur à un processus auquel elles ne croient pas.
Bye bye Maracon et merci d'avoir quitté le bateau avant de le faire
chavirer.
Finalement, on peut se souhaiter bonne chance
réciproquement. Bonne chance aux dix communes qui veulent faire aboutir
un projet ambitieux dans lequel elles s'investissent de bonne foi et
sans arrière-pensée. Bonne chance à Maracon 424 habitants,
__________________________________________________________________________________ Première séance
publique. Lundi soir 19 avril,plus de cent personnes étaient
présentes à Maracon. La grande salle était pleine pour la première
séance d'information publique concernant la fusion.
En ouverture, le syndic de
Maracon, Jean-Claude Serex a retracé l'histoire de
Arguments pour la fusion Les pro-fusion se sont exprimés par la voix de Xavier Koeb. Aux six arguments négatifs avancés par la Municipalité, il oppose cinq bonnes raisons pour fusionner.
Le syndic de Palézieux a
apporté le message du Copil. "Nous avons besoin de tout le monde et la
commune de Maracon est toujours Pour une administration solide L'excellent Laurent Curchod, chargé des fusions de communes au canton, a lui aussi parlé d'avenir. " Si les fusions ont le vent en poupe, c'est que la société a évolué. Le volume et la complexité des tâches ont augmenté. Les plans directeurs régionaux de développement répondent mieux aux exigences de la société que des mini plans de développement communaux. Enfin le problème de recrutement des autorités devient aigu, preuve en sont les 350 élections complémentaires qui ont eu lieu dans les communes depuis 2006. " Il a aussi introduit une réflexion intéressante sur le rôle de l'administration communale. "Une administration communale digne de ce nom ne se résume pas à l'ouverture du bureau tant d'heures par jour ou par semaine. Une administration communale à la page doit être adaptée aux exigences actuelles et futures de la gestion publique. Ce qui n'est pas à la portée de trop petites communes." Ceci dit, le Conseil général de
Maracon prendra sa décision en toute liberté le mercredi 19 mai en
acceptant ou refusant __________________________________________________________________________________
Maracon veut plus d'informations avant de prendre sa décision
Un seul objet au Conseil général de Maracon le 18 février : la réponse à la motion de Marc Visinand demandant le retrait de la commune du processus de fusion. Le motionaire avait amené le champagne pour fêter la victoire du "non". Il lui faudra attendre le 18 mai au plus tard pour le boire, le Conseil général ayant renvoyé la votation finale à la prochaine séance. Pourquoi ce renvoi? Pour être mieux informé. Depuis novembre, le bureau Compas-conseil collecte les données pour construire la nouvelle entité sur des bases solides. Parallèlement les commissions planchent pour définir les grands traits de la nouvelle commune et ce que pourraient être ses objectifs sociaux, techniques et politiques. Les premiers résultats de ce travail de base seront présentés aux élus le 24 février à la grande salle d'Ecoteaux. En mars, les rapports des groupes technique, administratif, éducation, finances et politiques seront soumis à validation. Tout cela pour dire que dans les semaines à venir il y aura bien plus d'informations disponibles qu'aujourd'hui. "Attendons ces informations avant de prendre une
décision définitive" ont plaidé les partisans de La Municipalité, opposée à la fusion depuis le début, est plus nuancée. Le syndic Jean-Claude Serex reste objectif. Le préavis qu'il signe demande le retrait du processus de fusion tout en restant mesuré. L'argument est basé sur le bilan des avantages et des inconvénients que chacun est libre d'interpréter comme bon lui semble et sur la bonne santé générale de la commune. "En conclusion la Municipalité estime que la commune de Maracon peut être compatible dans le cadre d'une fusion, mais que l'opportunité d'une fusion et la clause du besoin ne sont pas démontrées." Pas de décisions formelles mais avec une Municipalité et un Conseil opposés à la fusion, il est probable que le couperet tombe prochainement sur ce projet. Les règles de base doivent être fixées pour la représentation politique, le taux d'imposition, les plans d'aménagement, la mise à niveau des règlements communaux, les délais à respecter, la localisation de l'administration communale, le nom, les armoiries de la nouvelle commune. Pour le reste il faut laisser une grande latitude aux autorités qui seront élus pour construire la nouvelle commune. Transports, communication, investissements, infrastructure, politique d'intégration des étrangers, taxes ou autres, autant de décisions à prendre une fois mariés. Ainsi l'information sur le devenir ne sera jamais complète car la nouvelle commune se crée en existant. __________________________________________________________________________________
Fusion: le dossier avance pas à pas
Attitude compréhensible mais erronée. Il faut replacer ce travail de bénédictin dans la durée, avec des moments pour la consultation et des moments pour la collecte et l'élaboration des données. Parallèlement, trois groupes de travail réunissant
les municipalités et divers élus des onze communes ont été constitués.
Réunis pour la première fois en novembre, ils ont chacun élaboré une
stratégie dans trois domaines différents: le développement, l'économie, Pour le développement, on veut une commune dynamique (population, emploi, vie locale) et attractive du point de vue des prestations et de l'équipement. Du point de vue politique, il faut fédérer les différents villages grâce à une représentation équilibrée au sein de la Municipalité et du Conseil. Enfin les finances doivent s'appuyer sur une économie et une population en croissance équilibrée, une offre de services bien pensée qui doit respecter la proximité (voirie) et une fiscalité proche de la moyenne cantonale avec des taxes répondant aux exigences légales en la matière. Ces groupes de travail n'entrent pas dans le détail concernant par exemple la gestion et la localisation de la nouvelle administration, la constitution de cercles électoraux, le taux d'imposition ou le nombre de municipaux. Ces groupes sous l'autorité du comité de pilotage, constitué des onze syndics, tracent les axes à respecter pour construire la nouvelle commune. Les lignes détectrices une fois définies (février), la population sera informée. Collecte de donnée, réflexions stratégies, élaboration des options, validation des choix par les commissions, on avance pas à pas et avec cohérence dans un processus de fusion qui n'est pas simple vu le nombre de communes en cause. Quant à Maracon, le Conseil général toujours hésitant prendra sa décision définitive le jeudi 18 février en débattant sur une motion "pour ou contre la fusion". __________________________________________________________________________________
Maracon investit et s'interroge – un investissement de 1'146'000 fr pour boucler le réseau et remplacer la conduite d'eau potable datant de 1913, accepté à l'unanimité; – un investissement de 140'000 fr pour le raccordement de la commune au réseau internet à haut débit, accepté à l'unanimité. __________________________________________________________________________________
L'année 2009 sera cruciale pour
l'amiteux projet de fusion de onze communes de la région d'Oron.
Premier bilan.
Fusion: au seuil de la convention
Archives. Elles seront regroupées tout en gardant leur individualité. Personnel. Le personnel en fonction au jour de la fusion est transféré à la nouvelle commune, aux conditions en vigueur au moment de la fusion. Conseil communal. Il sera élu lors des élections générales de 2011 et entrera en fonction le 1 juillet 2011. Il se composera de 70 membres. Pour les premières élections, les sièges sont répartis proportionnellement à la population de chaque commune qui forme un arrondissement électoral. L'élection a lieu au système majoritaire. Municipalité. Elle se compose de sept membres Pour les premières élections, les sièges sont répartis entre les communes regroupées (2 à Cully, 2 à Grandvaux, 1 pour chacune des autres communes). Chaque commune forme un arrondissement électoral. Pour l'élection du syndic, la nouvelle commune forme un unique arrondissement. Transfert de patrimoine. Les actifs et les passifs de chaque commune seront repris par la nouvelle commune. Arrêté d'imposition. Les arrêtés d'imposition communaux resteront en vigueur jusqu'à la fin 2011. Les nouvelles autorités fixeront l'arrêté d'imposition 2012, applicable à l'ensemble de la nouvelle commune. Investissements. La Municipalité de la nouvelle commune s'engage à étudier en priorité la réalisation d'objets déjà envisagés dans les anciennes communes. Règlements. Le règlement en matière d'aménagement du territoire et de police des constructions conserve sa validité à l'intérieur des anciennes limites communales jusqu'à l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation en la matière dans la nouvelle commune. Certains règlements sont repris. D'autres devront être unifiés dans les deux ans qui suivent la fusion. __________________________________________________________________________________
Dix communes et Maracon
(article paru dans "Le Courrier" du 7.5.2009)
Fin de
seconde étape La course à la fusion se court en quatre étapes. On arrive au terme de la deuxième. Première étape. Une analyse de la situation de chaque commune a été faite avec l’aide du personnel communal. Deuxième étape. Sur la base des données récoltées et du travail d’un groupe d’élus par commune, on analyse dans un rapport stratégique si les communes engagées dans le processus sont assez semblables pour envisager un avenir commun. Réponse: c’est cinq fois oui. Oui pour la communauté de destin: on a les mêmes intérêts et les mêmes stratégies. Oui pour l’opinion publique: on vote de la même manière dans les communes concernées. Oui pour les finances: à quelques nuances près on a des structures financières comparables. Oui pour les prestations: on offre les services identiques et de qualité comparable. D’où les conclusions de l’expert Gilles Léchot: « Pour
les
communes de
Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Ecoteaux,
Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Les Tavernes, Les Thioleyres
et Vuibroye, le rapport stratégique plaide clairement en faveur d’un
rapprochement intercommunal
allant
jusqu’à la fusion. » Mais où
est Maracon ? Maracon :
dossier à creuser Il manque
Maracon et l’expert s’explique « En
analysant les remarques du groupe de travail de Maracon qui a participé
à l’élaboration du rapport stratégique, on constate que les avantages
d’une fusion sont insuffisants pour cette commune. Ce qui nous amène à
la recommandation de se retirer du projet de fusion » Bombe dans
l’assemblée. Incompréhension des gens de Maracon présents dans la salle.
Interrogation devant la carte amputée de fusion amputée de Maracon.
Réaction mesurée et apaisante du syndic Jean-Claude Serex. « Le
processus élaboré par Compas Management Services
prévoit qu’à chaque étape de l’étude de fusion une commune puisse
se retirer. Suite à la première consultation populaire, Esserts a dit ne
pas vouloir aller plus loin. Et nous nous sommes retrouvés onze plutôt
que douze. Aujourd’hui la question est posée à Maracon : faut-il
poursuivre l’exercice et entrer dans la phase opérationnelle? La
question peut paraître brutale et choquante. Notre commune semble isolée
comme mise à l’index. Ce n’est absolument pas le cas. La situation est
parfaitement conforme au processus qui doit mener les communes jusqu’à
la votation finale. A la Municipalité, au Conseil et
la population de creuser le dossier et de répondre avant l’été à
la question qui nous est posée : veut-on aller jusqu’à la fusion oui ou
non ? Mieux vaut être clair d’emblée plutôt que de faire capoter en
votation finale un projet si difficile à mener à bien. » Suite des
travaux
On attend donc avec intérêt
la prise de position de Maracon ainsi que celles des dix communes
déclarées « fusion compatibles ». Les instances communales doivent
maintenant se positionner par rapport aux recommandations des experts et
décider ou non de passer à la phase opérationnelle. Un préavis
commun sera présenté à chacun des onze conseils communaux et généraux au
mois de juin avec une question : « Acceptez-vous de donner mandat à la
Municipalité d’entrer dans la phase opérationnelle du projet de fusion
avec les communes concernées ? » Sur cette base les communes acceptantes mettront en route l’étude opérationnelle dès l’automne 2009 avec l’ambition d’arriver en votation populaire au printemps 2011, avant le renouvellement des autorités communales. Claude Quartier
Fusion
des onze: état des lieux
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__________________________________________________________________________________ Fusion: un mois de mars très laborieux.
Cinq critères d'analyse Qui dit analyse, dit critères d'analyse. Le bureau Compas Management, qui pilote l'étude d'une éventuelle fusion, en a retenu cinq. Besoins similaires. Les collectivités ou les citoyens individuels des onze communes ont-ils des besoins similaires dans les prestations évoquées ci-dessus? En matière d'entretien du patrimoine administratif ou en informatique par exemple? On dira que plus les besoins sont similaires, plus il est intéressant de prendre des décisions en commun, donc de se rapprocher. Utilisation des prestations des autres communes. Une commune centre offre des prestations dont les petites voisines profitent. A l'inverse les communes les moins peuplées peuvent offrir des espaces – forêt, campagne, terrains de sport- dont toute la région profite. Plus les échanges entre communes sont importants, plus le rapprochement est justifié. Coordination. Pour de nombreuses tâches communales, la coordination entre partenaires permet une amélioration des prestations sans coûts supplémentaires. Les services industriels offrent de bons exemples d'une telle coordination. Plus la collaboration est importante, plus la situation est favorable pour un rapprochement intercommunal. Economies d'échelle. Toute fusion table sur des économies d'échelle. L'analyse porte sur les économies en ressources humaines, en achats de biens et de marchandises, en équipements mobiliers et immobiliers. Plus les économies semblent importantes, plus on gagne à travailler ensemble. Proximité. Dernier critère de l'analyse mais pas le moindre. La région est relativement étendue et relativement peu peuplée. Dans ces conditions la proximité a toute son importance. Mais là encore, il faut bien distinguer les choses. Que l'informatique soit ici ou ailleurs peu importe; mais que le village soit entretenu et bien déblayé, que les constructions restent harmonieuses, conformes au règlement communal, voilà qui est important. Plus les besoins de proximités sont forts, plus la fusion est difficile. Notation des prestations Au cours des quatre soirées de mars, les élus ont noté chacune des prestations sur une échelle de 1 à 5 selon les critères ci-dessus. Compas management fait la synthèse pour indiquer de manière exhaustive les avantages et les inconvénients d'une éventuelle fusion. Jouons le jeu des élus et prenons la forêt pour
exemple. Neuf communes possèdent La forêt a aussi une fonction sociale. Marcaon a un refuge, Oron-la-Ville aussi. Il y a des sentiers à entretenir, une piste Vita, des places pique-nique. La forêt est aussi le symbole de Alors comment taxer ces prestations du point de vue des besoins similaires, des prestations offertes aux voisins, de la coordination, des économies d'échelle et de la proximité? Finalement pour la forêt quel serait le bilan d'une fusion? C'est ce que doivent évaluer les élus et pas seulement pour la forêt! D'où ces quatre longues soirées à Maracon. |
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